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Cardarine (GW-501516) : effets, dosage et endurance

Bannière du guide sur la cardarine GW-501516 et les tumeurs observées chez le rongeur

La cardarine, ou GW-501516, a été surnommée « exercice en pilule » par la presse scientifique après des résultats spectaculaires sur l'endurance chez la souris. Ce n'est pas un SARM : elle agit sur le métabolisme des acides gras, pas sur les androgènes. Ce guide explique ce qu'elle fait réellement, ce que les données humaines montrent, et pourquoi GlaxoSmithKline a préféré arrêter son développement.

Comparatif

La cardarine face aux alternatives légales, mêmes critères. Voir le tableau des sept produits, où la cardarine figure sur les mêmes critères que les quatre formules en vente libre : gain, ce qu'il en reste à douze mois, production hormonale, composition vérifiable et prix.

La cardarine n'est pas un SARM

Le GW-501516 est un agoniste du récepteur PPAR-delta, une famille de récepteurs nucléaires impliqués dans le métabolisme des lipides. Il n'a aucune action sur le récepteur aux androgènes, ne fait pas prendre de muscle et ne supprime pas la testostérone. Il est classé par l'Agence mondiale antidopage dans la catégorie S4.5, celle des modulateurs métaboliques, et non parmi les agents anabolisants.

S'il est vendu avec les SARMs, c'est uniquement parce qu'il emprunte les mêmes circuits de distribution. Cette confusion a une conséquence directe : beaucoup d'acheteurs pensent prendre un produit de la même famille, avec les mêmes considérations de sécurité, alors que le problème posé par la cardarine est d'une nature entièrement différente.

Ce qu'elle fait sur l'endurance

Chez la souris, l'activation du PPAR-delta reprogramme le muscle vers un profil oxydatif : davantage de fibres lentes, meilleure utilisation des acides gras comme carburant, épargne du glycogène. Les animaux traités couraient nettement plus longtemps, à tel point que la molécule a été surnommée « exercice en pilule » dans la presse scientifique de l'époque.

Chez l'homme, les données sur la cardarine sont bien plus minces. Quelques essais de phase I et II ont été conduits, principalement sur le profil lipidique, avec des résultats favorables sur le HDL et les triglycérides. Aucun essai de performance à grande échelle n'a été publié, et il n'y en aura pas.

L'étude de toxicologie à deux ans

Avant toute autorisation, un candidat médicament passe par une étude de cancérogenèse de deux ans chez le rongeur. C'est une exigence réglementaire standard, appliquée à toutes les molécules destinées à un usage prolongé.

Les résultats obtenus pour la cardarine ont conduit à l'arrêt immédiat du programme. Des tumeurs sont apparues dans de multiples organes : foie, vessie, estomac, peau, thyroïde, langue, testicules, utérus. Chez le rat et chez la souris. Chez les mâles et chez les femelles. Cette multiplicité de sites et cette reproductibilité entre espèces et entre sexes sont exactement ce que les toxicologues considèrent comme le signal le plus défavorable possible.

Une décision qui coûte cher

Abandonner un candidat médicament après des années de développement représente une perte considérable pour un laboratoire. GlaxoSmithKline a pourtant arrêté, et n'a jamais cherché à repositionner la molécule. Ce genre de décision ne se prend pas sur un signal ambigu.

Cardarine et cancer : l'argument de la dose, examiné

L'objection avancée par les vendeurs et sur les forums mérite d'être prise au sérieux : les doses de l'étude de toxicologie étaient très supérieures aux doses humaines, et l'exposition était continue sur deux ans, soit une large part de la vie du rongeur. C'est exact.

Elle ne résout cependant pas le problème, pour trois raisons.

La position raisonnable n'est pas « la cardarine donne le cancer », qui n'est pas établi chez l'homme. Elle est plus simple : c'est le seul composé de ce marché dont un promoteur industriel a jugé, données en main, qu'il ne fallait pas continuer.

Le cas antidopage

La cardarine figure sur la liste des interdictions depuis 2009, et l'Agence mondiale antidopage a pris une mesure très inhabituelle en 2013 : elle a publié un communiqué mettant explicitement en garde les athlètes contre les risques sanitaires graves du GW-501516, au-delà de la simple interdiction. L'agence ne commente pratiquement jamais la toxicité des substances qu'elle interdit. Elle l'a fait pour celle-là.

La cardarine est détectable dans les urines et plusieurs contrôles positifs ont été enregistrés, notamment en cyclisme et en athlétisme.

Ce qui améliore l'endurance légalement

Puisque la cardarine ne touche pas à la voie androgénique, un booster de testostérone n'en est pas l'équivalent : ce sont deux mécanismes séparés. Sur l'endurance, ce qui fonctionne réellement et qui est autorisé tient à peu de choses.

Le volume d'entraînement en zone basse reste le déterminant principal de la densité mitochondriale, très loin devant tout complément. La caféine dispose du niveau de preuve le plus solide sur la performance d'endurance, avec un effet mesurable autour de 3 mg par kilo de poids de corps. Les nitrates alimentaires, dont le jus de betterave, améliorent l'économie de course dans plusieurs méta-analyses. Le bicarbonate et la bêta-alanine agissent sur les efforts intenses et courts, pas sur l'endurance longue. Et la correction d'un déficit en fer, fréquent chez les coureurs, produit souvent le gain le plus spectaculaire chez ceux qui sont concernés.

Pour les autres molécules de ce circuit, voir la synthèse des effets secondaires des SARMs et le dossier peptides en musculation. Sur la voie androgénique, c'est le guide de la testostérone en vente libre qui fait le point.

Complexe booster de testostérone NutriForce, alternative légale à la cardarine GW-501516
La substitution légale

À la place de la cardarine

La cardarine a été abandonnée en développement après des tumeurs chez l'animal. Aucun gain d'endurance ne justifie ce dossier.

  • Pollen de pin 300 mg
  • Shilajit titré à 80 % d'acide fulvique 300 mg
  • Fenugrec 200 mg
  • Spilanthes acmella 200 mg
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Questions fréquentes

La cardarine provoque-t-elle vraiment le cancer ?

Chez le rongeur, oui, et de façon très nette : l'étude de toxicologie à deux ans menée par GlaxoSmithKline a montré des tumeurs dans de multiples organes, dans les deux espèces testées et chez les deux sexes. Aucune donnée équivalente n'existe chez l'homme, et aucun essai ne sera conduit pour le savoir.

À quelles doses les tumeurs sont-elles apparues ?

Les doses utilisées dans l'étude de toxicologie étaient élevées et administrées en continu pendant deux ans, ce qui est l'argument avancé par les vendeurs. Il reste qu'un promoteur pharmaceutique a préféré abandonner un composé prometteur plutôt que de continuer, décision qui n'est jamais prise à la légère.

La cardarine est-elle un SARM ?

Non. La cardarine est un agoniste du récepteur PPAR-delta, qui agit sur le métabolisme des acides gras et l'endurance. Elle est classée par l'Agence mondiale antidopage dans une catégorie distincte, celle des modulateurs métaboliques.